Sous le piano
Quatrième de couverture
Trois scènes successives qui hantent ma mémoire : il faudrait y revenir pour rester lisible, justifier l’errance du stylo, démolir le patchwork qui prend forme dans le texte sans se soucier d’avancement ou de trame conséquente. La scène de concert I : ton arrivée dans la maison. Tu ignores tout de nous, de cette brique rouge, de ces hautes vitres claires ; tu fais sans doute tinter la sonnette d’un seul coup de corde, raide et rapide, trop jeune, tu viens assaillir un piano, tu lui joues du Prokoviev, le finale d’une sonate de Prokoviev, c’est assez spectaculaire, tu n’as rien à dire, tu es invité par la petite hôtesse, elle non plus n’a rien à te dire, rien à penser, c’est le but, la mission assignée depuis ces longs mois, ces semaines d’attentisme romantique à mon goût seulement, parce qu’en fait toi tu n’es pas romantique du tout, plutôt large d’épaules et sans vergogne, tu trouves que l’assistante de Passereau était du genre coincée du cul et que le maestro en vieillissant a su mettre de l’eau dans son vin, toi aussi tu lèves très bien le coude,
